mercredi, novembre 23, 2005

Il y a un début à tout. En l'occrence deux débuts à deux choses.

Premièrement, je suis allée chez le dentiste (l'orthodentiste pour être plus précise - oui, j'ai un appareil, et alors?) et c'est la première fois que j'en suis sortie sans aucune douleur. A part le goût de sang significatif du dentiste, rien et je pourrais dire "youpi!".

Et comme mon blog est fait pour raconter d'autres choses que mes rendez vous chez la Mère Dentiste, je voulais dire que j'ai écrit mon premier poème. De toute ma vie. Débouchez le Champomy! Ca va couler à flots!
Eh oui, je suis une personne à multi-facettes, et je vous dois bien de le poster ce fameux poème!

Les hommes profitent de leur doux labeur
Pour s'accorder toutes les fantaisies
Ils frappent et hurlent sans éprouver la moindre sympathie
Sans montrer la moindre douceur

Dans un murmure, on dirait qu'ils entonnent une sérénade
Derrière leurs barreaux, ils semblent implorer les cieux
Cachés là dans leur atelier miteux
Ils sont loin de se douter de cette mascarade

Ces gens qui n'en ont qu'après leur argent
S'amuser à jouer aux petits sergents
C'est plutôt d'un triste sort qu'ils sont les protagonistes

Pour que leur fin ne soit pas trop triste
On pourrait quand même aider ces enfants martyrs
A retrouver le sourire

Vous êtes pas fier de votre bloggeuse préférée? Reconnaissez-le hein?
Pour une première je trouve ça assez bien.
J'ai même presque envie de dire "Prends ça dans les dents Rimbaud"

Vous vous demandez tous comment vont Pierre & Martine? No comment... Enfin la j'ai pas envie d'en parler, ça me "gaze" comme on dit chez les jeunes.

Par contre pour les amateurs, j'aimerais proposer le journal de la classe, si quelqu'un est partant (ne serait-ce que pour le lire!)

samedi, novembre 05, 2005

Sunny est déprimée...

Ca y est.
Je suis seule.
Seule.
Dans presque tous les sens du terme.


J'ai presque perdu Pierre. C'est comme s'il y avait un tunnel. Il y a quelques semaines de ça il était tout près dans ce tunnel, et là il s'éloigne et ironie du sort, à l'autre pôle il y à Martine. Et il s'éloigne, et moi je suis coincée là parce que je suis l'autre pôle. Et il va vers cette lumière... Bref, c'est comme ça que j'illustre le fait de perdre Pierre. Et je vois la mort de la même façon. Non, ça veut pas dire que je veux me tuer, j'aime trop la vie pour ça, et il me reste encore des personnes sur cette Terre pour que je songe à ça.
Mais j'en ai la même idée. Même tunnel. Même lumière. Même inconnu. Même sensation irrésistible d'aller vers cette lumière, cet inconnu. Mais au bout on distingue quelque chose, quelqu'un. Martine.

Jé n'ai pas envie de pleurer, je me suis préparée pour ça. D'abord il y a eu toutes ces discussions avec Martine, qui me disait à quel point elle aimait mon meilleur ami. Ensuite, quelques jours loin de lui, mais pas moyen de l'oublier justement à cause des histoires de Martine.
Puis lorsque je l'ai revu et que la première question qu'il m'a posé était "Tu m'en veux?". Je sais pas pourquoi il m'a demandé ça.

J'ai pas envie de lui en vouloir. Mais pour qui aurai-je de la rancune dans ce cas? Contre Martine peut-être. Mais elle semble si proche. Bien que notre seul centre d'intêret commun soit, sans vouloir me l'avouer, Pierre.

...

Il me faut une étoile filante, un signe de Dieu, quelque chose qui vienne du Ciel, ou de n'importe où pourvu que ça m'aide.

...

Mon tonton m'a laissé tomber. Il m'achète un piano tous les Noëls pour se donner bonne conscience. Qu'il se la garde sa conscience. Malgré tout mon amour pour le piano, je l'échangerai volontiers contre un peu de ma famille. C'est triste à dire mais je ne le vois plus. Je l'ai perdu. Etc'est fini ce sera plus jamais comme avant. Il suffit juste d'aller quelque part en voiture avec lui pour s'en rendre compte. On roule, on roule, on fait que 20 kilomètres et ça nous paraît interminable, une éternité. On a plus rien à se dire. Il à sa vie, et nous on à la nôtre. Je peux pas croire qu'il dormait dans la chambre juste à côté de la mienne tous les soirs, il y a un peu plus d'un an que ça.


Et je viens de perdre une amie. Enfin je sais pas trop. En tout cas j'ai gaffé. Elle le sait. Je me suis expliquée. Et voilà après je sais pas. Trou noir. Et toute façon me sortez pas "Une de perdue, dix de retrouvés", parce que dans ce cas c'est FAUX. Des amis comme ça on en trouve pas à tous les coins de rue.


Le pire dans tout ça c'est que lorsque vous voulez parler, personne n'est là. Il faut que j'écrive à Brett ou à Wayne, c'est les seuls qui me comprennent, du moins qui m'écoutent et à qui je peux tout dire.


Je veux pas faire de lettre au Père Noël cette année, je lui laisserais juste un mot pour lui demander de me rendre tous les gens que j'aime.

Chris : C'est dommage que tu ne sois pas là ce soir, j'aurai voulu te parler :[